LES GRANDES NOUVEAUTÉS

Issue de la loi Avenir Professionnelle du 5 septembre 2018, la réforme de la formation professionnelle modifie le CPF (Compte Personnel de Formation). Offrant plus de possibilités, il est aussi simplifié. Fini le compteur d’heures, celui-ci est désormais convertie en euros. Chaque année, un salarié à temps plein verra son compte crédité de 500€ avec un plafond atteignant 5000 €. Il est à noter que la gestion du CPF est assurée par la caisse des dépôts et consignations.

Pour les salariés n’ayant pas atteint le niveau 5 (BEP- CAP) ou étant reconnu travailleur handicapé, leur compte sera crédité de 800 € par an.

A partir de novembre, le CPF aura son application mobile. Depuis son téléphone portable ou sa tablette, le salarié pourra choisir sa formation et la payer directement via l’appli. Et ce n’est pas tout, pour faire une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) ou un bilan de compétences, c’est aussi via ce compte que ça se passe.

Le CPF peut être mobilisé pour d’avantage de formations qu’auparavant. Les listes de formations éligibles au CPF sont supprimées et les usagers ont accès à une liste unique et consultable sur le site : moncompteactivite.gouv.fr
Depuis le 1er janvier 2019, le CIF est remplacé par le CPF projet de transition professionnelle. Il permet de financer un projet de reconversion professionnelle en mobilisant notamment son compteur CPF.

Une conséquence de la réforme est que les interlocuteurs formations changent :
Depuis avril, l’organisme financeur UNIFAF est devenu OPCO Santé, et, pour l’Entreprise Adaptée, l’ADEFIM est remplacée par OPCO 2i.

La réforme modifie aussi la répartition de la contribution légale à la formation professionnelle. Dorénavant, les employeurs participeront au financement de la formation des demandeurs d’emploi ainsi qu’au financement du développement de compétences des TPE et PME. Enfin, les employeurs vont aussi participer au financement de prestations d’accompagnement à destination des salariés comme le CEP (conseil en évolution professionnelle).

Le plan de formation s’appelle désormais plan de développement des compétences. La réforme a élargie la notion d’action de formation en l’étendant aux formations en situation de travail et à celles ouvertes à distance (e-learning).
L’âge maximal pour bénéficier d’un contrat en apprentissage est augmenté : de 25 ans, il est porté à 30 ans.