Les travailleurs bossent leur code

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LES TRAVAILLEURS BOSSENT LEUR CODE

La demande était là, le centre ETAPES l’a fait. Depuis un an, Eric Simon anime un atelier code de la route dans les ESAT d’Haguenau, de Duttlenheim et de Sélestat. Avoir accès au permis de conduire, fait partie des demandes des travailleurs dans leur parcours personnalisé. De plus, les ESAT ont eux aussi besoin de chauffeur pour livrer les repas, donc de travailleurs ayant le permis. Via la plateforme Mobilex, Eric Simon, formateur, apprend les rudiments du code de la route à une vingtaine de travailleurs. De plus, les travailleurs peuvent utiliser cette plateforme, en dehors de l’atelier, les données sont enregistrées ce qui permet au formateur de voir l’évolution de ses élèves. Ce que n’hésite pas à faire Victoria, « c’est mon projet, pour le futur et pour moi-même. Je ne saurais pas comment faire pour faire le code en extérieur », explique la jeune femme qui a vu dans cet atelier une réelle opportunité. Une fois par semaine, elle participe avec ses camarades à une séance code de la route à l’ESAT de Sélestat. Victoria a très vite progressé et est aujourd’hui prête à passer son code. Chacun progresse à son rythme selon ses compétences. Louise, a plus de difficulté dans la mémorisation, mais elle est persévérante. Passer le permis, elle y tient, « je veux être autonome pour me déplacer et rendre visite à ma famille qui habite le Nord ». Pour aider les personnes en difficultés, des simulateurs de conduite sont en train d’être installés dans les ESAT, « cela permettra aux personnes qui n’ont pas le niveau de s’entrainer, comme s’ils étaient en situation réel. Le simulateur peut être un élément déclencheur » explique Eric Simon.

Cindy s’est inscrite à l’atelier en avril 2018, en juin elle obtenait son code. Aujourd’hui, elle continue d’assister à l’atelier mais comme « collaboratrice » d’Eric. « Je voulais aussi faire de la formation, car je veux aider les autres » explique Cindy, qui n’hésite pas donner des explications à ses camarades.

« C’est arrivé que des personnes viennent à l’atelier, puis se rendent compte que c’est trop compliqué et choisissent d’arrêter, c’est aussi quelque chose qu’il faut accepter » ajoute Eric Simon.

Après un an d’existence, trois travailleurs ont eu leur code et deux suivent actuellement des cours de conduite.